Lectures : Ex 23. 1 et 2 / Matth. 22. 34 à 40

« Tu ne rapporteras pas de rumeur sans fondement »

« Le mensonge comme une vertu, la lâcheté comme un dogme ». C’est ainsi que l’on pourrait qualifier et résumer la guerre médiatique derrière le conflit qui oppose aujourd’hui l’Azerbaïdjan et le Haut Karabakh. Guerre médiatique révoltante, insupportable ! Insupportable de voir, d’entendre, de lire tant de mensonges face aux faits prouvés que tout le monde connait. Insupportable d’entendre présenter l’agresseur Azéri comme l’agressé, le bourreau comme la victime. Mensonge des uns, lâcheté des autres, en l’occurrence de certains médias, à la solde des bourreaux. L’argent n’a pas d’odeur, même s’il sent fortement le pétrole !  Mensonge et lâcheté font ménage sur le dos de milliers de victimes innocentes. Ce qui nous rappelle de triste mémoire un certain Génocide en 1915, le massacre d’un million et demi d’Arméniens. Que pouvons-nous faire ? Que faire, d’une façon plus générale, face aux mensonges ? Méditons la Parole de Vérité.

1°) « Tu ne rapporteras pas de rumeur sans fondement »

On le voit, le phénomène des « fakes news » n’est pas un phénomène nouveau. Du temps de Moïse déjà, son interdiction faisait partie des termes de l’alliance de Dieu avec le peuple d’Israël. Le mensonge est même à l’origine de la déchéance du monde créé par Dieu. C’est par lui que le diable, le père du mensonge, a réussi à entrainer toute l’humanité dans la chute et la mort. « Non, vous ne mourrez pas… » disait-il, si vous mangez du fruit défendu ! Au contraire, vous serez comme des dieux ! Nous connaissons tous la suite de l’histoire d’Eve et d’Adam à l’origine de l’humanité. Et elle n’est pas finie, malheureusement. Le Malin continue le même discours aujourd’hui à plusieurs niveaux. À un niveau personnel d’abord, pour notre propre vie, il tient toujours ce discours : « Non, vous ne mourrez pas… si vous goûtez du fruit défendu… si vous transgressez les enseignements de la parole de Dieu… si vous vous éloignez de Dieu… ». À nous de discerner et de ne pas nous laisser prendre par ses « fakes news ». Les conséquences de nos égarements peuvent être terribles. Au niveau de nos relations avec les autres, à nous aussi d’être vigilant dans ce domaine, de ne pas rapporter des rumeurs sans fondement. Sur un plan plus général, à nous aussi de ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui se dit à travers les médias et les réseaux sociaux. À nous aussi de ne pas nous laisser envahir par ce fléau des temps moderne que nul ne peut maîtriser aujourd’hui.

2°) « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu… »

C’est ainsi que Jésus résume la loi, et qu’il déjoue les pièges tendus par ses détracteurs. Jésus trace ici une ligne directrice, importante à suivre en ces temps troublés ; où l’actualité devient de plus en plus oppressante, où l’avenir s’annonce sombre pour les générations futures ; où les événements, les injustices, nous déstabilisent ; où les référentiels bibliques sont régulièrement mis à mal ; où l’on ne sait plus à quels saints se vouer ; où le mal s’érige en bien et dénonce le bien comme un mal ; où même nos référentiels spirituels sont mis à mal…

Aimer Dieu, c’est une ligne directrice de vérité, à suivre en ces temps de confusion afin de ne pas se perdre ou sombrer dans la révolte ou le découragement. Aimer Dieu, parce qu’il nous a aimé le premier. Il a donné sa vie pour nous. Il a payé de sa vie pour remédier aux conséquences de la naïveté humaine, qui a préféré suivre les « fakes news » du malin plutôt que les paroles de Dieu. Jésus nous a aimés au point de supporter l’injustice, la haine, le mensonge, la croix, sans faire appel à sa toute-puissance. Parce qu’il le fallait pour que la justice de Dieu soit satisfaite et que nous soyons libérés de notre juste condamnation. Que cet amour soit toujours le moteur du nôtre. Que notre amour ne soit en paroles, ou sentiment seulement, mais en obéissance. Que notre amour nous pousse à lui obéir même lorsque nous ne voyons pas les bénéfices immédiats de cette obéissance. Ayons confiance en son amour, en sa justice, en sa puissance.

3°) « Aimer son prochain comme soi-même… »

Seconde ligne directrice que Jésus trace, dans le prolongement de la première. Combien il est bon d’être aimé, apprécié ! Combien cela nous rassure, nous fait du bien, de nous savoir aimé ! Combien nous apprécions certes, d’être aimés de Dieu, mais aussi, d’être aimés de nos semblables ! De savoir que nous comptons pour d’autres ! Autant nous désirons cela, nous dit Jésus, autant nous devrions le donner aux autres. C’est ce que Jésus suggère ici. Faisons-nous du bien les uns aux autres en ayant de l’amour, de la considération désintéressée les uns pour les autres.

Sans oublier que dans le sermon sur la montagne, Jésus va encore plus loin que ce commandement. « Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Et moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (Matth. 5. 44). Certes, il ne s’agit pas d’aimer le mal dont je suis victime, ou de cautionner le mal sous quelques formes que ce soit. Mais il s’agit de prier pour ceux qui nous font du mal. Il ne s’agit pas d’aimer le mal, le mensonge, la haine des ennemis. Il s’agit de prier pour eux, pour que Dieu les arrête et qu’ils ne subissent pas les conséquences du mal qu’ils font au jour du jugement ! C’est cela que Jésus a dit. Ne coupons pas sa parole, ne lui coupons pas la parole en n’en mentionnant qu’une partie ! « Aimez vos ennemis… et priez pour eux… ». L’un ne va pas sans l’autre.

Conclusion

« Tu ne rapporteras pas de rumeur sans fondement »

Dans un monde envahi de « fakes news », ou la défiance grandit à tous les niveaux, ayons du discernement, gardons l’esprit critique. Ne nous laissons pas tromper et ne tentons pas de tromper les autres. Attachons-nous plus que jamais à la vérité, à la parole de Dieu révélée dans la Bible. Aimons Dieu, aimons-nous les uns les autres, aimons même nos ennemis en priant pour eux.

Pasteur Joël Mikaélian 25/10/2020

Tu ne rapporteras pas de rumeur sans fondement

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