Le premier culte officiel a eu lieu le dimanche 29 janvier 1928 à Paris, à la Maison Populaire. En 1944, l’Eglise achète un terrain à Issy-les-Moulineaux avec un bâtiment qui servira de lieu de culte.
1978
C’est en 1978 que l’édifice actuel est construit.
2008
Depuis 80 ans, l’Eglise Evangélique Arménienne de Paris-Issy les Moulineaux participe à la présence chrétienne dans la ville au côté des autres Eglises. Elle est un lieu de prière et de spiritualité ouvert à tous.
Dieu s’est toujours révélé à l’homme de différentes façons. Parfois de façon directe, tangible, parfois de façon plus discrète, plus intérieure. L’épître aux Hébreux nous dit que dans les derniers temps, Dieu nous a parlé par le Fils, Jésus le Christ. Dieu parle aujourd’hui encore de différentes manières par l’Esprit Saint. A chacun d’avoir la volonté, le désir de connaître ce qu’il a à nous dire. Ouvrons-nous ce matin à ce que Dieu voudrait nous dire personnellement et communautairement au travers des textes que nous avons lus. Que nous puissions dire nous aussi comme Samuel : « Parle, Eternel, car ton serviteur écoute… ».
Je vous invite à méditer particulièrement ce matin sur le texte des actes des apôtres qui nous décrit les débuts de l’église suite à la venue de l’Esprit Saint à la Pentecôte à Jérusalem au 1er siècle. Sans idéaliser cette photographie de l’église primitive, quel enseignement pourrions-nous en recevoir pour notre vie d’église à Issy-les-Moulineaux en 2012 ? Quelle parole pour nous ?
Nombres 6. 22 à 27 / Gal. 4. 4 à 7 / Luc 2. 16 à 21
« Le huitième jour… on lui donna le nom de Jésus… »
C’est avec beaucoup de scrupules et d’humilité que Marie et Joseph accomplissent ce qui est prescrit par la loi de Moïse. Ils viennent de vivre un grand miracle. Ils ont entendu des paroles merveilleuses au sujet de leur enfant et pourtant, ils obéissent simplement à la loi. Huit jours après sa naissance, ils vont circoncire l’enfant et lui donner le nom que l’ange leur a indiqué : Jésus, qui signifie « Jéhovah est sauveur », Dieu est sauveur. Jésus s’inscrit dans l’humanité, il entre dans l’alliance comme s’il était un simple homme. Il s’inscrit aussi comme nous dans le temps, les jours et les années qui passent. Lui, être éternel, va se soumettre au temps et connaître pleinement notre condition humaine.
Les textes que nous avons lus ce matin nous invitent à considérer trois aspects de la personne de Dieu que je vous invite à méditer ce matin : Dieu, est un Dieu qui bénit, qui étonne et qui sauve.
« Le pouvoir de devenir enfant de Dieu… » (Evangile de Jean. 1. 12)
Dans le prologue de son évangile, l’apôtre Jean nous révèle que celui qui était dès le commencement, le Christ, était Dieu et qu’il est venu dans le monde donner un pouvoir nouveau aux humains. Non pas le pouvoir de satisfaire tous leurs désirs, mais celui de « devenir enfants de Dieu ». Jésus est venu nous donner ce pouvoir d’établir une relation nouvelle avec le Dieu tout puissant. Par Lui, Dieu peut devenir notre Père, un Père parfait, en qui nous pouvons nous confier, et à qui nous pouvons tout confier.
Pour cela, il nous suffit de croire et d’accepter la grâce du salut que Jésus a accompli parfaitement. Sur la croix, il a pris notre condamnation et nous assure le pardon de toutes les fautes que nous confessons. En Lui, nous avons la vie éternelle. Et l’Esprit Saint témoigne à notre esprit que nous sommes devenus enfants de Dieu. Il n’y a rien de plus beau et de plus fort, rien de plus réconfortant et de plus apaisant.
Jean compare cette expérience à une naissance spirituelle venant de Dieu. Cette image nous indique que la vie chrétienne est une vie nouvelle, animée par l’Esprit Saint qui nous donne chaque jour la force de faire le bien. Il nous donne la force d’aimer, de pardonner, de surmonter le mal par le bien, d’être porteur de paix, de joie et d’espérance. Il nous donne la force d’encourager, de consoler, de soutenir. Il nous donne aussi de pouvoir constituer une communauté, l’église, afin de nous édifier, de former une famille et d’accomplir ensemble de belles œuvres à la gloire de Dieu.
En ce début d’année 2012, laissons-nous émerveiller par ce pouvoir que le Christ est venu nous donner. Acceptons-le et réjouissons-nous d’être devenus des enfants de Dieu. Demandons-lui de nous aider à chasser toutes les zones d’ombres de nos vies pour y faire luire sa lumière. Prenons de nouvelles dispositions. Prenons toujours le parti de l’amour, de la sainteté, de la bonté, de la vérité, de la compassion, du pardon. Prenons le parti de l’église, son épouse, ce qu’il a de plus précieux en ce monde. Apportons-y notre contribution selon les dons que Dieu nous a donnés.
« Ne crains point… car tu as trouvé grâce devant Dieu… »
Les textes de ce 4ème dimanche de l’avent nous invitent à méditer sur ces événements qui ont marqué et bouleversé l’histoire de l’humanité. C’est au point que l’on parle d’un avant et d’un après Jésus-Christ. Alors que notre monde continue de s’enfoncer dans une crise sans fin, que les inquiétudes grandissent chez beaucoup, la fête de Noël nous invite à prendre de la hauteur, à porter nos regards vers des réalités pleines d’espérance et de joie. Tout n’est pas sombre dans ce monde, il y a aussi de la lumière, celle qui vient d’en haut, et qui éclaire les hommes qui veulent bien s’ouvrir à elle. Le texte dit de l’annonciation à Marie, propre à Luc, nous place en plein cœur du surnaturel. Il vient bousculer nos esprits cartésiens au-delà du folklore dans lequel nous avons tendance à l’enfermer. Un ange, Marie, Joseph, un enfant, une crèche, le décor est planté. C’est une belle fête, l’espace de quelques jours et trop souvent, rien d’autre. Ce matin, je vous invite à méditer sur ce texte qui nous parle de la grâce de Dieu, de la grandeur du Christ et de son règne et de nous-mêmes, de notre vie. Quel message pourrions-nous recevoir ce matin ?