{vigs}Exode 24 : 9 à 12|24 : 9 Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. 24 : 10 Ils virent le Dieu d’Israël; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. 24 : 11 Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent. 24 : 12 L’Éternel dit à Moïse: Monte vers moi sur la montagne, et reste là; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai écrites pour leur instruction. 24 : 13 Moïse se leva, avec Josué qui le servait, et Moïse monta sur la montagne de Dieu. {/vigs}
{vigs}Jonas 3 : 1 à 10|3 : 1 La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: 3 : 2 Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne! 3 : 3 Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l’Éternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche. 3 : 4 Jonas fit d’abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! 3 : 5 Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. 3 : 6 La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assit sur la cendre. 3 : 7 Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bête, les boeufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau! 3 : 8 Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! 3 : 9 Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point? 3 : 10 Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas. {/vigs}
{vigs}Marc 1 : 14 à 20|1 : 14 Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu. 1 : 15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. 1 : 16 Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. 1 : 17 Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. 1 : 18 Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. 1 : 19 Étant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets. 1 : 20 Aussitôt, il les appela; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent. {/vigs}

« Suivez-moi… »

Message en français

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Message en arménien

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Depuis les origines, Dieu est à l’œuvre dans le monde. La création n’est pas abandonnée au hasard des choses. L’homme n’est pas livré à lui-même ou à son semblable. Dieu veille, surveille, agit, reste présent de différentes façons. Dieu a fait aussi un choix extraordinaire, un choix qui nous dépasse. Il veut que nous soyons acteurs avec lui. Il peut agir librement dans le monde avec ou sans la participation de l’homme. Mais il a choisis aussi d’œuvrer particulièrement, avec ceux qui croient en lui. Ceux-là, sont même appelés à être « Ouvriers avec Dieu. » C’est-à-dire que Dieu s’intéresse à notre vie ! Il veut faire quelque chose avec nous dans ce monde. Sommes-nous toujours conscients de cet honneur ? Comment y répondons-nous ? Quelles sont les implications d’une telle vocation ? 



I. Un Honneur ! Quel honneur ?  

De Moïse aux disciples, en passant par Jonas, les textes lus et toute les Ecritures, nous montrent que tous n’ont pas été toujours conscients de cet honneur d’être, ouvriers avec Dieu, Porte parole de Dieu, prophète ou « pécheur d’homme ». Il se peut que nous aussi, nous ne voyions toujours pas les choses sous cet angle là, celui de l’honneur. Alors, arrêtons-nous quelques instants pour le réaliser. Laissons-nous interpeller par ce que le texte du livre de l’Exode nous laisse entrevoir de la personne de Dieu : une nuée, du feu, la montagne qui tremble, une voix qui parle, une défense expresse de ne pas s’approcher. Un peu plus loin, c’est « sous ses pieds, comme un ouvrage de saphir », un peu plus loin encore, c’est une présence lumineuse si forte, que le visage de Moïse rayonnera pendant plusieurs jours. Nous sommes là face à un Dieu qui nous dépasse ! Quel honneur qu’il nous parle, nous appelle, et veut faire de

nous des acteurs de ses œuvres dans ce monde ! Soyons-en conscients, reconnaissants et heureux. 

II. Comment répondons-nous à cette vocation ? A cet appel chaque jour ? 

1. La question se pose de façon quotidienne je crois. C’est chaque jour que nous faisons des choix. Et Dieu nous laisse toujours libres de la réponse. Certains, comme Jonas par exemple, répondent parfois par un refus. Nous connaissons l’histoire : Dieu confie une mission précise à Jonas « Lève-toi, va à Ninive… » Et « Jonas se leva pour s’enfuir loin de la face de l’Eternel. » Il se dit peut être : « A quoi bon obéir ? Qu’est ce que ça m’apporte ou me rapporte ? Rien ! Alors pourquoi s’embarrasser la vie ? A quoi bon se fatiguer ? Même si ça risque de réussir, qu’est-ce que j’aurai gagné au bout du compte ? Non, mieux vaut fuir, partir et garder ma tranquillité. Et nous connaissons la suite. Ce qui se passe, loin de la face de l’Eternel, sur le chemin de la tranquillité ! C’est catastrophe sur catastrophe, frayeur sur frayeur, solitude, détresse extrême…

 

2. Que de fois réagissons-nous comme Jonas. Le Seigneur nous parle, nous montre ce qu’il attend de nous. « Lève-toi… » Sois un témoin de l’Evangile ! Repens-toi ! Convertis-toi ! Pardonne, réconcilie-toi ! Engage-toi par le baptême ! Réfléchis à ce que Dieu attend que tu apporte dans ton Eglise, à qui il veut que tu témoignes… Dieu nous parle, on ne réalise même pas l’honneur qu’il nous fait, et on le fuit, pensant à notre tranquillité…  



3. Heureusement que le Seigneur est patient, il revient souvent à la charge. Dans le cas de Jonas, suite à ses déboires, le Seigneur réitère son appel. Cette fois-ci, Jonas s’exécute et devient l’instrument d’un formidable réveil spirituel à Ninive. Et réflexion faite, on peut constater que Jonas n’a pas fait grand-chose pour obtenir un tel résultat. Il a été un simple porte-parole. Mais porte-parole d’un Dieu puissant ! Vivant ! Qui a tout pouvoir !Nous aussi, soyons ouvriers avec Dieu, levons-nous, agissons… Nous serons étonnés de ce que Dieu peut faire si nous répondons à son appel. Ne recherchons pas sans cesse notre bien-être personnel, de façon égoïste. Dieu sait de quoi nous avons besoin. Il a choisi d’avoir besoin de nous. 

III.
Quelles sont les implications d’un tel appel ?
 

1.
« Suivez-moi… » Dit Jésus. Dès le début de son ministère, Le Seigneur cherche des associés, des ouvriers. Il sait qu’il va quitter ce monde un jour et qu’il faudra que des « hommes-témoins » expliquent au monde le sens de sa mission, le sens de la croix. Là encore, c’est Dieu qui parle, qui appelle. C’est Jésus, celui qui a donné sa vie pour nous, par amour. Celui qui nous aime au-delà de tout. C’est lui qui nous dit à nous aussi « Suivez-moi… » ! 

2. Certes, nous ne sommes pas tous appelé, comme les disciples, à laisser notre travail pour suivre Jésus. Mais d’une façon plus générale, Jésus a dit « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. » Ce qui veut dire qu’avant toute chose, suivre Jésus, c’est renoncer à soi, à son égoïsme, à sa tranquillité, à ses désirs, ses besoins, et même ses droits parfois. C’est renoncer bien sûr au mal, au péché, à l’orgueil, à la rancune, l’amertume… Suivre Jésus concerne d’abord l’ « être », avant le « faire ». Il s’agit de se détourner de soi pour se tourner vers Dieu et son prochain. Il s’agit aussi d’accepter les difficultés inhérentes à cette décision, sa fameuse croix. Et ensuite le servir à travers son œuvre qu’est l’Eglise. « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive… » Dira Jésus. L’un ne va pas sans l’autre. Servir, sans suivre Jésus et son enseignement, en faire à notre tête, est dangereux. Comme servir le Seigneur sans vivre ce qu’on dit, ou sans renoncer à soi. 

3. Suivons-le pleinement, entièrement, sans hésiter. Ne le suivons pas « De loin » aussi, comme Pierre, à l’heure des difficultés, lorsque Jésus fût arrêté et qu’il a eu peur d’être identifié comme l’un de ses disciples ! Suivons-le sans regarder aux autres également, comme les disciples l’ont fait parfois ! Marchons dans l’obéissance avec joie, enthousiasme, consécration et abnégation. Allons-y, sans oublier cette belle promesse (Jean 12 : 26) « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. »  

Conclusion
 : « Suivez-moi… »
 Tout au long des siècles, des hommes et des femmes ont répondu à cet appel et ont été de fidèles ouvriers, témoins, acteurs dans le monde avec Dieu. Si nous sommes là, si nous avons cru, c’est grâce à Dieu et à leur travail de transmission fidèle. A notre tour, soyons aussi de tels acteurs, même avec nos faiblesses, nos manquements. Le Seigneur saura toujours faire de grandes choses avec ceux qui le suivent sincèrement. Ne méprisons jamais sa parole et son appel ! Ne perdons jamais courage ! 

Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 8 février 2009