Culte diffusé en direct sur France 2 dans le cadre de l’émission Présence Protestante

{vigs}Évangile selon Jean chapitre 10, versets 1 à 11|10 : 1 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. 10 : 2 Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. 10 : 3 Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. 10 : 4 Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. 10 : 5 Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. 10 : 6 Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. 10 : 7 Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. 10 : 8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. 10 : 9 Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. 10 : 10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. 10 : 11 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.{/vigs}
{vigs}Première lettre de Pierre, chapitre 2, versets 21 à 25|2 : 21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, 2 : 22 Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; 2 : 23 lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; 2 : 24 lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. 2 : 25 Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.{/vigs}
{vigs}Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 36 à 39|2 : 36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. 2 : 37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? 2 : 38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. 2 : 39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.
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« Je suis la porte… Je suis le bon berger… »

{flv}protestant20110515{/flv}

Jésus vient de guérir un aveugle-né. Certains sont émerveillés, d’autres restent sceptiques, s’interrogent et doutent qu’il est le Christ. C’est alors qu’il raconte une histoire étrange. Il parle d’enclos, de porte, de brebis et de bergers et le texte de l’Évangile nous dit que personne ne comprend ce qu’il veut dire. Jésus continue son propos, et se présente comme la porte de l’enclos, puis comme le bon berger. Ce qui paraît encore plus complexe. Comment Jésus peut-il être à la fois la porte et le berger ?  Avons-nous ici une, deux ou trois paraboles différentes, comme certains le pensent ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, il est clair que plusieurs messages se superposent dans ce texte. Méditons-le quelques instants et ouvrons nos coeurs à l’action de l’Esprit Saint afin de recevoir ce que le Christ veut nous dire ce matin par ces paroles.

1°) « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et il trouvera des pâturages » dit Jésus. Tout d’abord, Jésus se présente comme la porte de l’enclos où les bergers rassemblaient leurs troupeaux la nuit afin de les protéger. Cette porte était gardée. Le gardien ne l’ouvrait qu’aux bergers qui venaient au matin chercher leurs troupeaux. Ils appelaient alors leurs moutons et les conduisaient dehors dans les pâturages.
A partir de cette scène pastorale, Jésus se présente comme la porte qui donne accès au salut et à une vie abondante. Il est cette porte pour tous, les bergers et les brebis. Ce qui veut dire que chacun est invité à croire et à accepter qu’il est le Christ, pour avoir accès à cette vie nouvelle. Jésus est venu dans ce monde pour donner à tous une vie abondante. Une vie réconciliée avec Dieu, avec soi-même et avec les autres. C’est lui qui ouvre à l’homme les portes de l’éternité. Par son sacrifice, sa mort sur la croix, il libère tous ceux qui croient, de toute crainte et de toute culpabilité. « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ », écrivait l’apôtre Paul à l’Église de Rome, car toutes les fautes, les péchés, ont été expiés à la croix. C’est en lui que Dieu pardonne toutes nos fautes. Bien qu’innocent, Jésus a accepté d’être traité de coupable à notre place. C’est le sens de sa mort. Par sa résurrection il ouvre les portes de l’éternité pour tous. Dès lors, il suffit de se repentir et de croire pour avoir accès à cette vie abondante qui commence ici et se prolonge jusque dans l’éternité. Quelle grâce extraordinaire ! Quelle espérance pour nous aujourd’hui !

2°) « Je suis le bon berger… » Cette seconde image s’adresse plutôt à ceux qui croient.
Jésus est le bon berger. Il se propose de l’être, pour tous ceux qui veulent croire. Il est celui qui connaît chacun par son nom. Il est ce berger qui sait les besoins spécifiques de chacun et qui agit en fonction de cela. Il est le seul capable de combler toutes nos attentes. Il est celui qui garde et protège. Il conduit chacun au quotidien. Il est toujours présent et attentif à tout ce que nous vivons. Présent dans nos moments de joie, présent dans nos moments d’épreuves et de difficultés. C’est un bon berger. Il veille sur ses brebis en permanence. Et s’il arrive que l’une d’entre elles s’égare, il la cherche avec amour jusqu’à ce qu’il la trouve afin de la ramener au bercail.

« Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » dit Jésus. C’est ce qu’il a fait. Le bon berger est prêt à tout pour ses brebis. Ce qui fera dire à l’apôtre Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? » (Romains 8 : 31-32). Il a donné sa vie pour toi, pour moi, c’est le gage de son amour, le gage de sa fidélité. Il ne t’abandonnera jamais ! Il est prêt à tout pour toi ! Si tu acceptes d’être sa brebis.

L’image du bon berger et des brebis nous rappelle également que la vie chrétienne ne se vit pas en solo, mais en communauté, en communion avec d’autres. C’est l’Église qui nous permet de vivre cette dimension et d’être un lieu de témoignage et d’accueil afin que d’autres encore puissent connaître la joie du salut et l’espérance de la vie éternelle.

« Je suis la porte… Je suis le bon berger »

Jésus s’adresse à chacun d’entre nous ce matin à travers cette parole. Au-delà de l’image qui peut nous paraître dépassée (celle des brebis et du berger), il y a chaque être humain, vous et moi, et le Dieu de tout l’univers. Il y a notre vie en ce monde et notre éternité. Il y a cette invitation à laquelle chacun doit répondre. Invitation à croire que Jésus est le Christ, et que son sacrifice rend possible l’accès à cette vie nouvelle, vie de paix et de liberté, vie éternelle qui demande un acte de foi et d’obéissance de notre part.

Il y a, pour tout chrétien, cette merveilleuse espérance et assurance, à savoir que le Christ est le bon berger. Celui qui nous aime, qui a donné sa vie pour nous, et qui prend soin de nous au quotidien. Il connaît tout de nous, même notre nom. Il a promis qu’il sera avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde et qu’il nous accueillera au-delà de ce monde dans sa gloire.

Amen