Apoc. 7. 16 et 17 / Jn 10. 27 à 30
« Personne ne pourra les arracher de ma main… »
N
1°) « Mes brebis entendent ma voix… »
Jésus inscrit tout d’abord ce qu’il va dire dans un cadre bien précis. Ce qu’il va dire ne concerne pas tout le monde, bien que cela pourrait concerner tout le monde. Jésus parle de ses brebis. Et la bonne nouvelle de l’évangile c’est que nous pouvons tous le devenir. Il nous suffit d’accepter que nous sommes pécheurs et nous repentir en recevant par la foi le pardon de Dieu en Jésus, grâce à son sacrifice à la croix. Cette précision de Jésus nous questionne chacun : Sommes-nous de ses brebis ? Ou sommes-nous des brebis égarées ? Dans le premier cas, ce qui va suivre nous concerne. Dans le second cas, ce qui va suivre pourrait nous encourager à devenir sa brebis. Car Jésus est venu dans ce monde pour le sauver, pour chercher toutes les brebis égarées afin de les ramener à Dieu. La parabole de la brebis égarée nous montre à quel point le Seigneur est prêt à tout pour chercher et sauver ceux qui sont perdus. Il les appelle sans cesse et les cherche jusqu’à ce qu’il les trouve. Si c’est notre cas, laissons-nous trouver par le Seigneur ce matin. Entendons sa voix qui nous appelle et répondons-y. Ne restons pas égaré et perdu.
Avant de poursuivre, Jésus prend soin de préciser une autre chose au sujet de ses brebis. Elles sont invitées à entendre sa voix et à le suivre. Le Seigneur nous rappelle que c’est dans l’écoute de sa parole et dans l’obéissance à cette parole que nous nous mettons au bénéfice de sa protection. Autrement dit, si je n’écoute pas et n’obéis pas à l’évangile, si je n’en fait qu’à ma tête, si ma vie n’est pas conforme à l’évangile, je me mets moi-même en situation d’insécurité et en danger. Autrement dit, ce n’est pas parce que je suis en « CDI » que je peux me permettre de faire n’importe quoi. Ce n’est pas parce que je suis une brebis du Seigneur que je peux me permettre de vivre n’importe comment ! Il y a une voix à entendre, un chemin à suivre, une personne à suivre, le Christ. Vivre avec l’aide de l’Esprit comme lui. Vivre avec son amour, sa patience, son pardon, sa compassion, son humilité, son respect de Dieu et du prochain, … C’est uniquement dans ce cadre-là que le système de sécurité fonctionne avec les promesses qui l’accompagnent. Qu’elles sont-elles ?
2°) « Et moi, je leur donne la vie éternelle… »
La vie éternelle est un don de celui qui a vaincu la mort en ressuscitant. Il a le pouvoir de donner cette victoire car il l’a remportée pour tous ceux qui croient en lui. Plus qu’une promesse, c’est une certitude, une assurance, un fait. « Je leur donne… » Et non pas : « je leur donnerai peut-être… ! ». Jésus affirme avec force la dimension éternelle de la vie chrétienne. La foi chrétienne ne concerne pas seulement cette vie. Elle concerne aussi et surtout, l’éternité dans un autre monde. Là où Dieu essuiera toutes nos larmes. Là où le Seigneur continuera à être un berger. Il nous conduira aussi dans l’éternité, nous comblera de sa présence et de son amour. Nous sommes en route vers le meilleur, vers un nouveau monde où le mal n’existera plus, où nous n’aurons plus besoin de protection et de sécurité, car le Seigneur sera lui-même au milieu de nous. Il n’y aura plus aucun danger, plus de faim, plus de soif, plus de larmes, plus d’insécurité. Car le mal ne sera plus. C’est tout ce que le Seigneur donne à ses brebis.
Réjouissons-nous de ce don et vivons-le déjà en espérance et avec reconnaissance.
3°) « Personne ne pourra les arracher de ma main… »
En attendant ce jour, le Seigneur nous promet aussi un système de sécurité sans faille. Alors que nous vivons dans ce monde, à la merci du mal et de tant de dangers, le Seigneur nous assure que rien ne pourra nous arracher de sa main. Nous sommes tous à la merci du mal, de la méchanceté, de l’injustice, de la maladie, de l’épreuve, de la souffrance, des tentations. Nous vivons chaque jour à la merci de l’arbitraire, de la violence, de tous les dangers de ce monde. Face à ces réalités, le Seigneur nous assure que nul ne pourra nous séparer de lui. Rom. 8 « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ ». La sécurité est auprès de lui. Lui seul peut nous assurer cette sécurité solide, inébranlable que rien ne peut altérer. Le Seigneur nous rappelle sa force et sa puissance, son autorité en faveur de ceux qui lui ont confié leur vie. Soyons assurés que si nous avons mis nos vies dans sa main, personne ne pourra jamais nous enlever de sa main. Certes, nous pourrons passer par des épreuves, des situations douloureuses, incompréhensibles. Mais rien ne pourra nous séparer de lui. L’apôtre Paul soulignera que même la mort ne pourra nous séparer de lui. Mettons nos vies entre ses mains et veillons à ce que nos vies restent entre ses mains. A nous de ne pas lâcher sa main. Si nous le faisons, nous nous mettons nous-mêmes hors de sa protection. Car le Seigneur respectera toujours notre liberté. Liberté de nous affranchir de son autorité, de sa protection, de sa bienveillance.
Conclusion :
« Personne ne pourra les arracher de ma main… »
Sommes-nous des brebis du Seigneur ou des brebis égarées ? Ne résistons pas à son appel. Entendons-nous la voix du bon berger ? Suivons-nous ses pas ?
Réjouissons-nous de ses dons, de celui de la vie éternelle en particulier.
Demeurons en sécurité auprès de lui. Qu’il soit notre refuge, notre sécurité face à tous les dangers de ce monde. Ps. 91 « Celui qui demeure à l’abri du très haut, repose à l’ombre du tout puissant… »
Pasteur Joël Mikaélian
17/04/16