{vigs}Genèse 12 v.1 à 4|12 : 1 L’Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. 12 : 2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 12 : 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. 12 : 4 Abram partit, comme l’Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu’il sortit de Charan.{/vigs}
{vigs}Matthieu 17 v.1 à 9|17 : 1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. 17 : 2 Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. 17 : 3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui. 17 : 4 Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. 17 : 5 Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le! 17 : 6 Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. 17 : 7 Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur! 17 : 8 Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. 17 : 9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts.{/vigs}
{vigs}2 Timothée 1 v.8 à 10|1 : 8 N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, 1 : 9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos oeuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels, 1 : 10 et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile.{/vigs}

« Il les conduisit à l’écart sur une haute montagne… »

Nous vivons ces jours-ci des temps particulièrement troublés. Le monde bouge, les événements se succèdent les uns aux autres sans que l’on sache ce qu’il adviendra demain. Face à tout cela, on serait tenté de céder à la peur, à la crainte, ou bien à la fièvre apocalyptique, puisque le terme est souvent employé même par des non croyants aujourd’hui. Chose assez étonnante d’ailleurs, vu que la signification du terme n’a rien à voir avec les événements actuels, il signifie « révélation » et non catastrophe ou « fin du monde » ! Quoi qu’il en soit, ces jours-ci, les hommes touchent du doigt leurs limites, et voient sous leurs yeux des choses invraisemblables mais révélées par Dieu et écrites il y a bien des siècles. Ce qui devrait nous encourager à nous référer toujours plus à la Bible, véritable révélation de Dieu, et y apporter tout le respect qu’elle mérite.

Que Dieu nous aide à entendre et à écouter sa voix en ces temps troublés. Que Dieu nous aide aussi à écouter sa voix au sein de nos inquiétudes, de nos questionnements, de nos épreuves personnelles, familiales, et communautaires. Quelle est cette parole pour nous aujourd’hui ? Quel est le plan de Dieu ? Comment le révèle-t-il ?

1. « L’Eternel dit à Abram… »

C’est la première fois que Dieu s’adresse à Abram, descendant de Noé. On ne sait pas grand chose de lui, ni de sa relation avec Dieu avant cette étape de sa vie. Ce n’est que plus tard que nous lisons qu’Abram « invoqua le nom de l’Eternel ». L’appel qui lui est adressé est extraordinaire. Il lui est demandé de quitter son pays, la maison de son père et de partir pour une terre inconnue. C’est-à-dire qu’il lui est demandé de quitter toutes ses sécurités, tout ce qui est pour lui rassurant, source de paix et de tranquillité pour aller vers un inconnu. Il lui est demandé également de quitter un lieu idolâtre et païen. En face de cet appel, il a une promesse extraordinaire : « Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction ». Dieu se révèle ici à Abram et à chacun d’entres-nous ce matin, comme un Dieu d’amour et de grâce. Un Dieu qui prend l’initiative, qui fait un choix et qui demande à l’homme de répondre à ses appels par une simple obéissance. Une obéissance confiante, un acte de foi en ses promesses. Il nous demande d’avoir confiance en sa bonté, en sa sagesse, en son amour, en sa fidélité. Confiance en ses promesses de bénédictions car il veut le bien de toutes ses créatures. Notons qu’il veut bénir toutes les familles de la terre.

Obéir, c’est ce qu’Abram fera. Il acceptera de quitter le monde idolâtre, ainsi que toutes ses sécurités pour faire confiance en Dieu. Il deviendra ainsi un exemple de foi pour tous les croyants. Sa vie entière témoignera de cette confiance en Dieu, même lorsqu’il aura des moments de doutes, de faiblesses, des impatientes. Dieu ne l’abandonnera jamais.

C’est ce même Dieu qui nous a tous choisis en Jésus Christ. Il veut nous sauver pour l’éternité et nous bénir dans cette vie de ses riches bénédictions. Certes, le chemin à suivre n’est pas des plus faciles et des plus simples, mais il mène au pays promis, à l’éternité. C’est à chaque être humain d’y répondre, comme Abram.

C’est le même Dieu qui nous appelle aussi, nous chrétiens, à nous confier entièrement en lui et non en nous-mêmes. A accepter de quitter, de renoncer à nos sécurités pour le suivre. Ces sécurités peuvent être nos idées, nos résistances à l’obéissance dans tel ou tel domaine de notre vie. Ce peut être notre confort, notre tranquillité. Tout ce qui nous empêche de nous engager davantage dans la vie de l’église. Ce peut être nos habitudes que nous n’aimons pas changer. Ce peut être ce manque de confiance en la bonté de Dieu dans un temps d’épreuve. L’appel de Dieu est un appel à une totale confiance pour nous aussi ce matin, en ces temps troublés.

2. « Il les conduisit à l’écart… »

Il révèle aux disciples et à chacun d’entres-nous aujourd’hui, que Jésus est le Fils bien aimé de Dieu. Que Dieu a mis toute son affection en lui. Qu’il est le bien aimé. Et la voix de Dieu qui se fait entendre ce jour là nous adresse une exhortation importante : « Ecoutez-le… » Ecoutez-le car il n’est pas n’importe qui, ses paroles ne sont pas des paroles d’homme. Elles ne proviennent pas de la sagesse humaine, des raisonnements humains. Elles sont divines, empreintes de la sagesse divine. Elles peuvent paraître insensées parfois, mais écoutez les, et croyez qu’elles sont vraies. Ecoutez-les et obéissez. Méditez-les avec attention et croyez à ses promesses : promesses de salut, de pardon, de soutien, de délivrance, de guérison. Promesse de sa présence, promesses de bénédiction. Promesses d’écoute de nos prières, promesses d’intercession en notre faveur… Méditez-les avec attention et obéissez à ses commandements : aimer Dieu et son prochain. « Aimez, pardonnez, faites du bien, dites du bien. Veillez et priez, ne délaissez pas vos réunions. Soyez saints, marchez de progrès en progrès… » Prenons au sérieux toutes ces paroles du Christ.

C’est à l’écart, dans des temps de calme et de méditation de sa Parole, que Dieu se révèle à l’homme comme il s’est révélé ici à ses disciples. C’est là, en communion par le Saint Esprit, qu’il nous parle, nous éclaire, nous guide, nous fortifie et nous remplis d’espérance face à tout ce qui nous trouble chaque jour.

3. « N’ai donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur… »

C’est en ces termes que l’apôtre Paul encourage le jeune Timothée à ne pas baisser les bras face aux difficultés. A ne pas se décourager face à la situation de l’apôtre. Paul est en prison, abandonné de la plus part, il est proche de la mort. Dieu n’intervient pas pour le libérer. Il souffre, il n’y a plus rien à faire ni à espérer. Se serait-il trompé ? Dieu serait-il injuste ? Non, crie Paul avec force du fond de sa prison. « Je sais en qui j’ai cru… ». C’est la vérité, il n’y a pas de doute, Timothée ! Et Paul y va de tous ses encouragements pour Timothée et pour nous : « ranime la flamme… n’aie pas honte…, garde…, souffre…, efforce-toi…, fuis les passions… »
C’est aussi ce message que le Seigneur nous adresse ce matin en ces temps troublés. Au sein même de nos propres inquiétudes, nos peurs, nos découragements, nos incompréhensions, les silences apparents de Dieu… Soyons des témoins de la grâce et de l’amour de Dieu. Soyons pleins de confiance et d’espérance au sein même de nos troubles les plus forts. Que nous puissions dire avec l’apôtre Paul : « Je sais en qui j’ai cru… »

Conclusion : « Il les conduisit à l’écart sur une haute montagne… »

En ces temps de tempêtes et d’instabilités, comme dans nos temps d’épreuves et de troubles, de questionnements, de découragements, de doutes, que le Seigneur nous accorde de vivre une véritable « apocalypse », une véritable révélation de sa personne à travers sa parole.

Il est ce Dieu de grâce qui nous appelle à quitter nos idolâtries, nos sécurités pour nous bénir et nous sauver pour l’éternité.

Il est ce Fils bien aimé de Dieu dont la parole est digne de respect et de foi et d’obéissance.

Il est ce Dieu qui donne l’espérance au-delà de cette vie.

Soyons-en les témoins.

Pasteur Joël Mikaélian
20 mars 2011