« L’Eternel ton Dieu est au milieu de toi… »
Lecture : Es 12. 2 à 6
Soph 3 : 15 à 17
Luc 3 : 15 et 16
Intro : C’est aujourd’hui, le troisième dimanche de l’Avent. Les chrétiens du monde entier se préparent à fêter Noël, l’anniversaire de la naissance du Christ, Jésus, notre Seigneur. Déjà, nos rues illuminées, les vitrines des magasins décorées, la perspective des vacances scolaires ou des jours fériés… Tout ceci nous annonce Noël et vient illuminer la grisaille de notre monde, pour quelques instants.
Mais au delà de toutes ces bonnes choses, Noël nous rappelle des vérités bien meilleures, capable de réjouir nos coeurs, de nous remplir de confiance et d’espérance, de façon différente et bien plus durable que tout le « folklore » qui entoure cette fête.
Depuis les premiers siècles déjà, les chrétiens avaient pris l’habitude de se préparer à fêter Noël, en se souvenant de ce que la naissance de Jésus avait apporté à l’humanité, et en se préparant pour son retour glorieux.
Ce matin, nous évoquerons 3 bénédictions que Dieu a accordées à l’humanité par l’incarnation, la vie et l´oeuvre de Jésus. Ceci, au travers des 3 textes lus ce matin.
1. « Il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël «
C’est le prophète Esaie, qui écrit des choses merveilleuses au sujet de Jésus, VIIIe siècles avant sa naissance : Il parle du peuple qui marche dans les ténèbres et qui voit tout à coup une lumière briller et éclairer les ténèbres. (Es 9.1) Il voit le salut du monde, des sources de salut pour l’humanité. Il invite le peuple à louer Dieu par avance et à se préparer à recevoir ce salut.
Il voit et annonce que Dieu va venir habiter parmi les hommes ; qu’il va être grand au milieu de lui, celui qui va venir ; il va être son salut. C’est ce qui le pousse à dire : « J’aurai confiance en lui et je n’aurai pas peur ».
Jésus a pleinement accompli cette prophétie. Il est ce Dieu qui se fait homme, qui vient parmi nous, partager notre vie. Il est venu partager nos joies, nos peines, partager nos conditions de vies, partager nos différents sentiments, nos larmes et nos rires.
Mais tout en partageant cette dimension humaine, il est demeuré grand, d´une grandeur étonnante :
> grand par son Amour, sa compassion
> grand par son humilité, sa modestie
> grand par ses oeuvres, ses paroles
> grand par sa sainteté
> grand par son sacrifice
Il est grand, notre Seigneur ; alors, faisons-lui confiance, n’ayons pas peur, ne craignons rien, nous qui lui appartenons et qui sommes ses enfants ; Nous qui sommes devenus ses enfants par grâce, par l’acceptation de cette grâce, par la conversion et la nouvelle naissance. (Jean 3)
2. « L’Eternel a détourné tes châtiments » :
Au VIIe siècle avant Jésus Christ, le prophète Sophonie prophétise sur la venue de Jésus. Il annonce quelque chose d’extraordinaire que Jésus accomplira plusieurs siècles après : « L’Eternel a détourné tes châtiments… » Ce châtiment que tout homme méritait à cause du péché, à cause de ce mal qui nous colle à la peau. Ce châtiment, a été détourné de nous. Jésus est né pour prendre ce châtiment sur lui. C’est ce qu’il a fait à la croix. Esaïe le dit aussi à sa façon dans ce fameux ch. 53 « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Le châtiment que je méritais, que tu méritais, ce châtiment que nous méritons encore chaque fois que nous péchons à nouveau, ce châtiment de Dieu a été détourné sur lui, sur cet enfant dont nous nous préparons à fêter l’anniversaire de sa naissance.
Dieu est Saint et Juste, il doit châtier, condamner celui qui pèche, celui qui fait le mal. Ce châtiment, n’est pas une petite punition, c’est la mort. « Le salaire du péché, c’est la mort ». C’est pour cela que Jésus a dû mourir. Il est mort parce qu’il a pris ce châtiment sur lui.
A chacun d’accepter personnellement cette grâce que Dieu nous offre ; la grâce qu’il nous fait de détourner sur lui le châtiment que nous méritons. Ceux qui refusent, demeurent sous ce châtiment, alors que ceux qui acceptent en sont libérés et n’ont plus à vivre dans la crainte du châtiment, mais dans la crainte de Dieu.
3. « Lui, il vous baptisera d’Esprit Saint et de feu » :
Quelques temps après la naissance de Jésus, Jean Baptiste préparera aussi à sa façon le ministère du Christ, en prêchant le baptême de la repentance. Jean Baptiste invitait le peuple à la repentance ; à vivre de façon différente ; à produire des fruits dignes de la repentance. Il les invitait à être sincères et à ne pas se contenter d’être des « enfants d’Abraham » sur le plan généalogique seulement.
Mais Jean Baptiste ira plus loin encore que ce message révolutionnaire. Il annoncera quelque chose de plus grand et de plus fort encore en Jésus : « le baptême du Saint Esprit », Jésus est celui qui baptise du Saint Esprit. Jésus est venu aussi pour cela ; pour baptiser du Saint Esprit tous ceux qui croiront, tous ceux qui se repentiront sincèrement de leur péché. Jésus seul est capable de faire cela. C’est sa mission.
Qu’est ce que ce baptême ? Qu´est ce que cela signifie ? Le terme employé suggère la notion d´ »être rempli du Saint Esprit » ; d´être immergé dans le Saint Esprit, dans sa présence et de vivre en portant le fruit qui lui est propre : « L’Amour, la paix, la joie, la patience, la bonté, la douceur, l’humilité, la fidélité… » (Gal 5.22)
Conclusion : « L’Eternel ton Dieu est au milieu de toi«
Comment nous préparons-nous à fêter Noël ? Qu’est ce qui doit remplir nos coeurs ce matin, dans la perspective de cette fête ?
« Il est grand au milieu de toi... » alors confiance, il te comprend et te connait mieux que quiconque. Il est la source du salut. Il te sauvera toujours si tu lui fais confiance.
« Il a détourné de toi son châtiment… » Reçois cette grâce si tu ne l´as pas encore accepté. Sois reconnaissant, rends grâce pour cela.
« Il vous baptisera d’Esprit Saint… » Que Jésus nous baptise, nous remplisse de son Esprit Saint.
Pasteur Joël Mikaélian
Dimanche 14.12/2003