Accueil Messages du Culte Culte du dimanche 1er février 2008 - "Comment rendrai-je à l'Eternel, tous ses bienfaits envers moi
Culte du dimanche 1er février 2008 - "Comment rendrai-je à l'Eternel, tous ses bienfaits envers moi PDF Imprimer Envoyer
Messages du Culte
Psaume 116 : 12 à 18 - Lire le passage
Matthieu 26 : 26 à 29 - Lire le passage

« Comment rendrai-je à l’Eternel, tous ses bienfaits envers moi ? »



Message en français

Message en arménien



 

Le psalmiste s’interroge. Il fait état tout d’abord de son amour envers Dieu « J’aime l’Eternel… Il entend… je l’invoquerai toute ma vie… »  Quelle belle confession ! Pourtant quelques lignes plus loin, il évoque les épreuves terribles par lesquelles il est passé « les liens de la mort… » Il dit en quelque sorte, « tout était fini pour moi ». Mais « Dieu a penché son oreille vers moi… » Et s’est alors qu’il s’interroge « comment rendrai-je à l’Eternel… », tout le bien qu’il m’a fait ! Comment lui rendre… son Amour, sa présence, son aide, son soutien… même si j’ai été éprouvé ? Comment lui rendre ce qu’il a fait pour moi ?

 

Nous arrive-t-il de nous poser ce genre de question ?

Sommes-nous conscients de ce que le Seigneur a fait pour nous ?

Méditons avec le psalmiste.

 

 

I. « J’élèverai la coupe des délivrances… »

 

1. De façon prophétique et certainement voilé pour lui, le Psalmiste répond à son interrogation. Il répond en faisant référence à cette coupe de délivrance, coupe de la Pâque. Coupe qui rappelle ce premier repas pascal, pris à la hâte la nuit où le Seigneur épargna son peuple en Egypte. Cette nuit où il les délivra de leur esclavage, de leur souffrance, dans leur situation sans espoir. Ils étaient esclaves en Egypte, soumis à des travaux inhumains. Dieu les libère. Cette nuit là, il épargne aussi leurs premiers nés de la mort. Le psalmiste se rappelle cette délivrance, cette porte ouverte vers la liberté, vers un avenir nouveau, même si celui-ci s’est révélé chaotique par la suite. Mais il se rappelle cet événement fondateur de son identité, mainte fois rappelé dans les Ecritures. Ce rappel, cette mémoire fait ici office de reconnaissance, d’action de grâce. Reconnaissance par rapport à cet événement qui a profondément marqué la mémoire de tout un peuple, sur plusieurs générations, jusqu’à aujourd’hui !

 

2. C’est à cela que nous sommes invités nous aussi ce matin, chaque jour et chaque fois que nous célébrons la Cène. Parce-que c’est de cela que parle le psalmiste ici, sans trop le savoir. En effet, c’est à ce même geste que le Christ a donné une signification nouvelle, le soir de la Pâque, la dernière avec ses disciples :

 

. Le Seigneur prend du pain, il rend grâce d’abord. Il remercie Dieu pour la nourriture, le quotidien. Puis il s’identifie à ce pain qu’il brise, faisant certainement référence aux pains sans levain de la Pâque. Ce pain, il le brise en pensant à sa vie qui va se briser pour ouvrir les portes de la vie éternelle à tous ceux qui croiraient.

 

. Puis il prend la coupe. Cette coupe des délivrances pour laquelle il rend grâce aussi. Puis il l’identifie à son propre sang. Ce sang de l’agneau pascal qui a sauvé jadis la vie des premiers nés des Hébreux en Egypte. Il dit que c’est pour le pardon des péchés, pour être libéré de la condamnation et de la mort, comme les premiers nés des Hébreux en Egypte. Ce sang va être répandu pour cela, pour beaucoup, pour tous ceux qui croiront en Lui. En croyant à cela, ce sacrifice du Christ devient réel pour nous. Par la foi, il devient libérateur de toute condamnation. « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus… » En faisant mémoire de cela, nous reconnaissons ce qu’il a fait pour nous, et nous lui rendons (pour peu que nous puissions lui rendre), l’honneur et la gloire qui lui reviennent.

 

II. « Et j’invoquerai le nom de l’Eternel… »

 

1. Il semble que le psalmiste ne peut se contenter de faire mémoire, action de grâce, louanges… Il est tellement rempli d’amour pour Dieu, il a tellement envie de faire plus pour lui, qu’il évoque ce désir de communion permanente avec ce Dieu si bon. Il va même jusqu’à dire « Je l’invoquerai toute ma vie… ». C’est comme s’il disait : « C’est lui, c’est mon Dieu, c’est tout pour moi, je veux être en communion avec lui tous les jours ! Je ne veux pas me séparer de lui en aucun cas ! »

* Et, notez bien que le psalmiste formule ce désir profond, après l’épreuve, après la délivrance, lorsque tout va bien pour lui ! Il ne dit pas : « Merci Seigneur… on se revoit à la prochaine épreuve ! » Non, il désire la prière, la communion avec son Dieu, alors que tout va bien pour lui !

 

2. Telle est l’exhortation qu’il nous adresse à nous aussi ce matin. Il ne suffit pas de faire mémoire du sacrifice du Christ, de lui dire « Merci… ». Le psalmiste nous invite à aller plus loin. A vivre une communion profonde avec Dieu par la prière. Communion profonde et permanente, quotidienne. Même après l’épreuve, même si tout va bien ! En priant, en ayant une vie de prière quotidienne, c’est aussi une façon de rendre à Dieu, un peu, de tous ses bienfaits, notamment le salut et la vie éternelle.

 

III. « J’accomplirai mes vœux envers l’Eternel… »

 

1. Mais le psalmiste va encore plus loin. C’est comme s’il réalisait que se souvenir avec gratitude, communier avec Dieu en signe de reconnaissance, ne lui suffisent pas. C’est lui-même qui décide d’aller encore plus loin. Sans qu’on le lui demande. Il est tellement débordant d’Amour pour Dieu. Il se souvient qu’il a fait des vœux. On ne sait pas quelle sorte de vœux, mais par deux fois il répète qu’il veut accomplir les vœux qu’il a faits, et ce, devant tous. Peut-être est-il question ici de ses engagements

.. A aimer et pardonner,

.. A tourner la page de tel ou tel événement douloureux

.. A renoncer à telle ou telle chose, à mettre sa vie en ordre

.. A donner, à accomplir telle ou telle bonne œuvre

.. A témoigner publiquement…

 

2. Et nous, quels sont ces vœux que nous avons peut-être formulé un jour et que nous avons oublié une fois l’épreuve passée ? Quels sont ces vœux non accomplis encore et qu’attendons-nous ? Prenons le temps d’y réfléchir et accomplissons-les. Prenons les décisions, n’attendons pas ! C’est aussi, une façon de rendre à Dieu, un peu, de tout ce qu’il nous a donné.

 

« Comment rendrai-je à l’Eternel, tous ses bienfait envers moi ? »

 

. A vrai dire, nous dirons : « Mission impossible » pour le chrétien, tant nous sommes redevables à Dieu pour le salut et la vie éternelle, sa présence au quotidien, et ses innombrables bienfaits. Mais « Mission impossible » ne veut pas dire nécessairement « Démission » !

. Faisons mémoire de son sacrifice avec gratitude,

. Prions-le sans cesse,

. Faisons des vœux et accomplissons-les. Il en est tellement digne !

Pasteur Joël Mikaélian / Dimanche 1er février 2009

 

Eglise Evangélique Arménienne d'Issy-les-Moulineaux